Chapitre IV Bel ami

Publié le par regimesettartines.over-blog.net

Les jours, les mois, le temps passe. J’oubliais enfin ma traversé du fleuve Styx, croisière faite avec Stéphane ponctuée d’idylle platonique avec Amedeo. Une nouvelle période s’offrait à moi. Je ne voyais plus Shaïm aussi régulièrement. Je pris le parti de ne rien faire et de ne rien bousculer. Je laissais de côté, le café et touts autres existants pour de la tisane. Plus de sorties, plus de shopping, de clopes, d’alcool…J’arrivais à passer des soirées seules sans m’ennuyer m’occupant d’écriture ou de nouvelles passions soudaines que j’abandonnais très vite. Dans l’ordre, du crochet, du dessin ou des émaux. Il se trouvait un projet qui me tenait particulièrement à cœur. Je souhaitais écrire une lettre à Stéphane. Je commençais ma lettre par mon cher ami avant de froisser la feuille de papier et le traité de « connard » comme si Stéphane se tenait en face de moi. J’ai la sale manie de ne jamais me remettre en question et d’accuser les autres de mes échecs. Dans ce cas, nous étions deux. Deux pours faire un couple, et deux pour partager les fautes. La deuxième tentative de correspondance fut plus longue. L’en tête inscrivait mon nom et prénom, suivie de manière officiel de mon adresse. Puis, débutais un long conciliabule sans trop d’intérêt. A chaque saut de page, et devant le peu de place qui me rester sur ma ligne pour écrire la fin de ma phrase,  je ressentais une douleur au niveau du poignet qui eu pour conséquence l’abandon de cette lettre. Très étranges, ces symptômes qui se déclanchent devant une épreuve. Je connaissais le mal de ventre, de tête mais pas le mal au poignet.

 

Trois semaines après mes bonnes résolutions, je jette un coup d’œil sur ma boîte mail perso. Entre les messages de site de rencontre, il se trouvait un mail curieux : « Damien souhaiterais vous avoir comme ami ». L’opération terminée, CAD, l’inscription sur ce réseau sociaux, je regardais de plus prés qui étais ce Damien. C’était personne ou presque. L’homme en question avait dans ses amis, Amedeo. Je lui est envoyé un mail sur la messagerie du site et j’ai put lui demandé qui il était. Après une attente interminable, j’eu la réponse suivante "salut on se connais pas directement mais on a un ami commun, tu as l'air très sympas et j'avais envie de te connaitre (si tu veut bien)". Sa veux dire quoi ça ? Ton copain m’a dit que tu étais ultra chaude et open,  alors si on fessait connaissance ! Je répondais ensuite, « Pourquoi pas…Tu connais Amedeo alors ? Il t’a parlé de moi pour que tu souhaites faire connaissance? ».Nous avons échangé nos mails. En faisant l’air de rien, je demandais à mon nouvel ami du net, des nouvelles d’Amedeo. Il m’a proposée de le rencontrer dans un bar. Arrivée dans l’endroit assez chic ou il m’a donnée rendez-vous, j’ai l’impression de revivre. Qui m’avait mis dans la tête que tout ça était néfaste pour moi. Je me sens belle avec ma petite robe noir Zadig et Voltaire. Pourquoi m’infliger cette vie de none. Mon cavalier m’attendait, assis entrain de siroter un martini rouge. Le décor était très baroque et la lumière flatteuse. Arrivais prés de lui, je lui souris. Comme à mon habitude dans ce genre de situation difficile, je sortais une stupidité de mon crue : « la lumière est chouette mais galère pour une première rencontre, elle cache les problème de peau, je veux bien un Martini». Devant cette étrangeté verbale, il se leva beaucoup moins sur de lui pour passer commande. Les formules d’usage passées, l’atmosphère se réchauffais et les langues se déliaient. Vous feriez confiance à un type qui a comme avatar, un coucher de soleil avec écrit en gros Amor. Pas moi en tout cas. En faite, il est plus âgé que moi et au vu de la marque à son annulaire gauche, monsieur est marié. Il est surtout très con et super lourd. La situation devient pathétique. Le comble, il essaye de m’analyser. Manque de pot, je ne suis pas trop fan de psychologie de supermarché. Au final, je prétexte une douleur au ventre pour rentrer. Il insiste pour me raccompagner. Sur le chemin, il en vient à me parler d’Amedeo. « Tu sais il est heureux, enfin, tu dois le savoir puisque tu es sa meilleure amie ». Je lui souris et il conclu « la situation est assez surréaliste, je pense pas qu’on dois se revoir ». Finalement, j’ai envi de me confier à lui, pleurer dans ses bras. Mais non, il s’éloigne. Une fois chez moi, je vais directement au lit. Je fonds en larme. Il faut que je passe à autre chose.

 

 

 

 

 

 

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